Alexis Milette
B.A. en relations internationales et droit international, LL.B. et LL.M.
Avocat et président – Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ)
Alexis Milette est avocat plaidant à la Direction du contentieux de Montréal du ministère de la Justice du Québec, où il représente la Procureure générale du Québec devant les tribunaux de juridictions civile et administrative. Il exerce cette fonction depuis 2016, après avoir notamment travaillé à la Cour d’appel du Québec comme coordonnateur juridique du greffe de Québec et comme avocat-recherchiste auprès de la juge Julie Dutil.
Titulaire d’un baccalauréat en relations internationales et droit international, d’une maîtrise en droit international et d’un baccalauréat en droit de l’Université du Québec à Montréal, Alexis Milette s’intéresse notamment au droit international du travail, au droit social et au droit comparé. Il a également travaillé comme chercheur au Centre international de solidarité ouvrière, où il a mené des recherches sur les conditions de travail des travailleurs migrants agricoles et des responsables de garde en milieu familial au Québec.
Très impliqué dans le milieu juridique et associatif, Alexis Milette est président de Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ) depuis 2024, après en avoir été trésorier. Son parcours universitaire a par ailleurs été marqué par plusieurs distinctions, dont des prix pour l’excellence de ses résultats en droit international économique, en droit comparé et en droit social et du travail comparé et international.
Quel(s) lien(s) pourriez-vous faire entre votre formation à l’UQAM et votre carrière ?
C’est l’UQAM qui a fait de moi l’avocat que je suis aujourd’hui. L’UQAM m’a inculqué la vocation de servir l’intérêt public et le désir de travailler au cœur des débats publics et sociaux. Cela m’a mené à devenir avocat plaidant au Procureur général du Québec. De plus, je ne serais pas président d’un syndicat aujourd’hui, Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ), si ce n’était de la vie étudiante à l’UQAM qui m’a initié à la démocratie en assemblée générale et à l’implication sociale.
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos personnes finissantes et jeunes diplômées ?
À la recherche de nos premières expériences de travail dans un milieu compétitif, il faut avoir l’esprit ouvert ! Chaque expérience de travail forge notre parcours d’une manière parfois inattendue et néanmoins positive. Le droit criminel et le droit de la procédure étaient les domaines de droit que je préférais le moins à l’université. Mon premier emploi à la Cour d’appel, pendant 4 ans, était principalement en droit criminel et procédural. J’ai adoré cette expérience. Alors que je me destinais à une carrière académique, le hasard a fait de moi un plaideur. Je suis allé là où je ne m’y attendais pas et je ne regrette rien.
En quoi votre formation à l’UQAM vous a permis de penser haut et fort ?
L’UQAM m’a appris à « penser hors des sentiers battus » et m’a appris à « penser en équipe ». À plusieurs moments dans ma carrière, j’ai remarqué que ma formation universitaire à l’UQAM (notamment les cours de droit international, de droit comparé, de droit social et de droits humains) m’a donné une perspective plus large du droit et de la justice, ainsi qu’un sens critique et une capacité de réflexion créative. Les travaux d’équipe sont valorisés à l’UQAM et c’est un atout indéniable. Une carrière d’avocat sans travail d’équipe est impensable. Développer tôt la capacité de réfléchir en groupe avec l’expertise et l’expérience de chacun est essentiel pour trouver la meilleure solution ou stratégie à adopter.
En quoi votre carrière vous permet de faire avancer la société ?
En tant qu’avocat au Procureur général du Québec, j’ai eu la chance de piloter des dossiers en matière de droit constitutionnel, notamment sur le partage des compétences entre le Québec et le gouvernement fédéral. J’ai eu la chance de travailler dans des dossiers d’action collective portés contre le gouvernement du Québec, où de grandes questions sociales sont abordées. J’ai également eu des dossiers pour la défense de la qualité de l’environnement et pour la défense de la langue française. À titre de président de LANEQ, je suis amené à promouvoir, défendre et protéger le rôle unique des avocats et notaires au sein de l’État québécois, notamment leur contribution essentielle à la préservation de l’état de droit au Québec et à assurer la qualité et l’intégrité de nos institutions publiques.



