L’art à Vienne et l’unité de l’empire (1897 à 1905) Par Lucie France Dagenais, codirectrice de l’Observatoire de l’Eurasie

Lucie France Dagenais, codirectrice de l’Observatoire de l’Eurasie affilié au CEIM, signe L’art à Vienne et l’unité de l’empire (1897 à 1905), paru dernièrement aux Éditions L’Harmattan dans le cadre de la série intitulée Études culturelles.

Résumé
La Sécession viennoise constitue un mouvement artistique créé en 1897 en Autriche-Hongrie. Elle représente une initiative de renouveau culturel mise en place avec le concours des autorités visant un projet d’unité nationale. Mue par sa mission d’harmonie sociale et imprégnée de son rêve artistique, la Sécession soutient un objectif et une action qui se confondent au projet des pouvoirs publics affaiblis par les tiraillements nationaux et sociaux des années 1890. L’émergence et le développement de ce regroupement d’artistes nationaux se trouvent ainsi intimement liés aux conditions historiques et sociopolitiques prévalant dans l’Empire au moment de sa naissance. La recherche sur le mouvement viennois nous l’abordons non seulement sous l’angle d’une étude des arts mais dans une approche multidisciplinaire plus large prenant en compte la situation culturelle viennoise de l’époque. Pour arriver à cerner la nature, l’ampleur et la signification d’un mouvement artistique de façon à en favoriser une juste perception afin de se soustraire aux modes passagères, il est essentiel de recourir à un cadre d’analyse assez large. Les facteurs multiples qui président à l’apparition et à l’épanouissement d’associations artistiques de même que ceux qui influencent leur fonction créatrice, exigent cet élargissement de l’analyse. ” Seules les contradictions dans le domaine de l’art et celles qui existent entre l’art et l’époque peuvent permettre de brosser un tableau relativement exact ” (Waissenberger, 1984 : 8). Ces considérations qui orientent notre recherche sur la Sécession, entraînent l’exigence d’observer, outre les facteurs artistiques, d’autres volets du contexte sociologique qui l’entoure.

L’ouvrage est disponible en version papier et ebook

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Lucie France Dagenais

Codirectrice, Observatoire de l’Eurasie


Lucie France Dagenais est détentrice d’un doctorat en sociologie (1991) de l’Université de Montréal. Elle poursuit à Paris de 1984 à 1986 une scolarité complémentaire à temps partiel à l’École des hautes études en sciences sociales. De 1976 à 1980, elle effectue des études spécialisées en sociologie et produit un mémoire sur la Chine (liens entre politique intérieure et politique extérieure), pays où elle se rend dès 1975 dans le cadre d’une délégation canadienne. Après une carrière dans l’administration publique fédérale (1975 à 1992), elle effectue de la recherche institutionnelle appliquée aux domaines des droits de la personne (1992 à 2010). Elle y produit des expertises socioéconomiques notamment auprès du Tribunal des droits de la personne du Québec. Au cours de sa carrière, elle développe des affiliations à titre de co-chercheure (professeure adjoint Université McGill, 2007 à 2011) et de chercheure-invitée (INRS Culture et société, 2001 à 2007, INRS-TRANSPOL, 2000 à 2004, ISQ-INSPQ, 2001). Elle intervient également à titre de chercheure expert auprès de divers Groupes interministériels (1999 à 2003) et au Sénat du Canada (2005) lors de la mise en œuvre de la politique en santé mentale au travail. Elle obtient plusieurs bourses et subventions de recherche (dont CRSH, FQRSC, Commission du droit du Canada, CDPDJ). Elle produit de nombreux articles et ouvrages à titre individuel ou collectif publiés parfois à l’étranger (Finlande) ainsi que des rapports de recherche empirique ou des mémoires pour des instances gouvernementales dont le projet de loi 143 modifiant les normes du travail au Québec (2002). Dans la diffusion de ses résultats de recherche elle assure également de multiples représentations auprès des magazines spécialisés et des médias écrits ou électroniques (radios, télévisions). Dans le cadre de ses fonctions, elle prononce également des communications scientifiques au pays comme à l’étranger dont l’une dans le cadre de la Francophonie (MRIQ, 2002) à l’invitation de l’Université Afanassiev de Moscou en Russie, pays où elle se rend à plusieurs reprises après 1999 et une autre à l’invitation de l’Université d’Helsinki en Finlande. En 2014 elle publie une étude documentaire avec photos des Trésors thraces de l’Antiquité issu d’un séjour en Bulgarie. En 2016, elle devient membre de l’Observatoire de l’Eurasie de l’UQAM dont elle est maintenant la co-directrice ; elle y publie des études sur l’espace eurasiatique et la géopolitique Turquie-Russie de 1992 à 2016 (décembre 2016) et Chine-Russie (décembre 2017). Enfin, sa recherche de terrain effectuée sur place en Autriche traitant des liens entre le mouvement viennois d’art nouveau et l’Empire austro-hongrois, grâce à une bourse de perfectionnement (FCAR) et s’intitulant L’art à Vienne et l’unité de l’Empire (2019) est sous presse.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le Centre d’étude sur l’intégration et la mondialisation ou sur l’Observatoire de l’Eurasie de l’UQAM.

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