Josée Legault, diplômée en science politique et éprise de justice sociale

La chroniqueuse et politologue bien connue se fait un devoir de défendre les principes d’égalité des chances.

Lorsqu’elle se passionnait pour l’Ukraine durant son baccalauréat, rien ne laissait présager que Josée Legault (B.A. histoire, 1984; M.A. science politique, 1991) deviendrait un jour une personnalité médiatique influente et respectée. L’étudiante envisageait alors poursuivre une carrière universitaire. Mais avant même qu’elle n’ait terminé ses études, les Éditions du Boréal publient, en 1992, son mémoire de maîtrise L’invention d’une minoritéLes Anglo-Québécois. Cet ouvrage recommandé par l’État du monde 1993 et par le Canadian Who’s Who lui ouvre les portes des médias.

La politologue devient chroniqueuse pour les quotidiens Le Devoir et The Gazette, l’hebdomadaire Voir et le magazine L’actualité tout en collaborant à plusieurs émissions de télé et de radio. Depuis 2013, elle est chroniqueuse pour Le Journal de Montréal et le Journal de Québec, en plus d’être très active dans les médias sociaux. La souverainiste s’est également brièvement impliquée en politique à titre de conseillère du premier ministre Bernard Landry en 2001 et 2002.

Issue d’une famille ouvrière, Josée Legault se décrit comme une sociale-démocrate éprise de justice sociale. À travers ses chroniques, elle se fait un devoir de défendre les principes d’égalité des chances et de redistribution équitable des richesses, les minorités et les personnes vulnérables. Elle a remporté le prix Harfang du Mouvement Montréal français pour son dévouement à l’égard de la promotion et de la défense de la langue française en 2011 ainsi que le prix Reconnaissance de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM en 2015.

Quel type d’étudiante étiez-vous?

Très studieuse. Je faisais des travaux beaucoup plus fouillés que ce que l’on me demandait. L’Union soviétique et, plus particulièrement, les relations entre la majorité ukrainienne et la minorité russe en Ukraine me passionnaient au plus haut point. L’argent que j’amassais en travaillant servait principalement à défrayer le coût de mes études et à acheter des livres sur l’Union soviétique et l’Europe de l’Est. À la fin de mon baccalauréat, j’avais d’ailleurs une impressionnante collection de livres que j’ai par la suite donnés aux bibliothèques de l’UQAM et à un centre communautaire ukrainien.  

Que rêviez-vous de devenir?

Au baccalauréat en histoire, j’étais certaine de poursuivre à la maîtrise et au doctorat, puis de faire une carrière universitaire. J’ai d’ailleurs été assistante de recherche et chargée de cours à l’UQAM. Puis, durant ma maîtrise en science politique, j’ai découvert le journalisme et développé un goût pour l’analyse politique. C’est ce que j’ai choisi ultimement.

Quelle idée, quel concept, quel buzzword était à la mode dans votre domaine à l’époque de vos études?

Le nationalisme. Je m’intéressais beaucoup au mouvement nationaliste ukrainien et j’ai développé une grande admiration pour ce peuple. Je voyais aussi un parallèle intéressant entre l’Ukraine et le Québec.

Quel était l’endroit préféré des étudiants pour se réunir?

Le J-M100, un petit bar près de la sortie du métro. C’était un bar très tranquille avec une belle atmosphère. Les gens se réunissaient pour prendre une bière, discuter et étudier.

Pouvez-vous nommer un professeur, une phrase ou un cours qui vous a marquée?

Je pourrais en nommer plusieurs. Roman Serbyn, spécialiste de l’Ukraine, de l’Union Soviétique et de l’Europe de l’Est, donnait des cours passionnants. Il est aujourd’hui professeur associé au Département d’histoire. À la maîtrise, Pierre Fournier a été un professeur marquant. J’ai d’ailleurs écrit mon premier livre en collaboration avec lui. Ce sont les deux professeurs avec qui j’avais le plus d’atomes crochus sur le plan intellectuel.

Que souhaitez-vous à l’UQAM pour ses 50 ans?

Je lui souhaite qu’on la redécouvre, qu’on l’aime et que l’on en soit fiers. Elle a été bien malmenée lors des dernières années dans les médias et on lui a fait une mauvaise réputation qu’elle ne mérite pas.

Série L’esprit UQAM
On les reconnaît à leur audace, à leur esprit d’innovation, à leur sens de l’engagement. Ils ont «l’esprit UQAM». À l’occasion du 50e, des diplômés qui ont fait leur marque dans toutes les sphères de la société évoquent leur parcours uqamien. Cette série a été créée pour le site web UQAM: 50 ans d’audace.

Source : Actualités UQAM

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