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Denis Mondor : Changer la société en faisant un travail passionnant

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Par Jean-François Ducharme
Photo: Nathalie St-Pierre.

Peu de gens affichent autant de passion envers leur travail après 30 années de pratique qu’à leurs débuts. Denis Mondor est l’un de ces passionnés. Lorsqu’il parle de la profession d’avocat, ses yeux s’illuminent. «C’est le plus beau métier du monde, affirme-t-il. Chaque jour, j’ai la chance de relever de nouveaux défis et de trouver de nouvelles façons de faire valoir les droits de mes clients. Je me considère extrêmement privilégié de pouvoir être un agent de changement dans la société en faisant le travail que j’aime.»

Le diplômé du baccalauréat en droit (LL.B. 1983) est fortement engagé dans son milieu. Il fait sa marque en tant qu’avocat criminaliste durant trois décennies, participe à la création de l'Association québécoise des avocats et avocates de la défense durant les années 1990 et est élu bâtonnier du Québec en 2004, devenant du même coup le premier diplômé de l’UQAM à recevoir un tel honneur.

En 2011, Denis Mondor est nommé juge à la Cour du Québec, l’un des plus grands privilèges réservés aux avocats. «J’ai reçu un accueil extraordinaire de la part de mes collègues, souligne le juge à la chambre criminelle et pénale à Montréal. Devenir juge est un défi magnifique qui sollicite à la fois la compétence, la conscience et les qualités humaines des artisans de la justice. En tant qu’avocat, j’avais le devoir de défendre mes clients; j’ai maintenant le devoir de défendre la société.»

Un parcours fascinant 

A priori, Denis Mondor ne se dirige aucunement vers une carrière d’avocat. Ses premiers contacts avec le droit sont réalisés en tant que… gardien de prison! «Côtoyer des gens de mon âge privés de leur liberté était particulièrement difficile, se rappelle-t-il. Ça me brisait le cœur de voir les détenus rester en prison pendant que je retournais chez moi tous les soirs.»

Le coup de foudre pour le droit criminel se produit lorsqu’il accompagne les détenus qu’il a sous sa responsabilité à la cour. «J’aimais beaucoup rencontrer les juges, les avocats et les criminologues. Je sentais que j’avais ma place dans ce milieu, je souhaitais faire valoir mes idées et me faire entendre.»

Après un certificat en criminologie à l’Université de Montréal, il décide de faire une demande d’admission au baccalauréat en droit de l’UQAM. Ce programme contingenté exige toutefois des étudiants collégiaux une cote R élevée – près de 30 –, une condition que ne remplit pas Denis Mondor. «Heureusement, puisque j’avais plus de 21 ans et que je travaillais dans un domaine lié à la justice, j’ai pu appliquer sur la base de l’expérience pertinente. J’ai passé le test d’admission et j’ai été accepté!»


Devant travailler à temps plein pour payer ses études, il conserve son emploi de gardien de prison, de nuit par surcroît, durant tout son baccalauréat. Malgré tout, il réussit tous ses cours. «Je prenais mes vacances pendant les travaux et les examens, raconte le juge en riant. J’ai pris un congé sans solde pour faire mon Barreau. J’ai aussi eu la chance de faire mes travaux avec les même coéquipiers durant toutes mes études.»

Grâce à des cours en lien avec le droit de la famille, avec la protection des enfants et la valeur de la vie familiale, il prend conscience de l’importance du rôle qu’il aura à jouer au sein de la société. «J’ai beaucoup aimé le caractère social du programme de l’UQAM, souligne Denis Mondor. Par exemple, depuis 1975, la clinique juridique, un organisme sans but lucratif géré par des étudiants bénévoles, offre gratuitement des services juridiques autant à la communauté uqamienne qu’au grand public.»

Le diplômé souligne l’importance des enseignants de l’UQAM dans son cheminement. «Mes professeurs étaient remarquables, des gens de cœur et de passion. Je pense entre autres à René Côté, à Johanne Doyon, à Lucie Lamarche, à Guy Cournoyer, à Giuseppe Batista, à Suzanne Dame, à Pierre Poupart et à Georges Lebel. L’engagement des enseignants nous montrait que nous allions réellement contribuer à l’avenir de la société, que ce n’était pas des paroles en l’air.»

 

Rigueur et diversité

Admis au Barreau en 1984, Denis Mondor relève ses premiers défis professionnels avec brio. «En sortant de l’UQAM, je savais que je possédais tous les outils, raconte-t-il. Je savais faire de la recherche, trouver une loi à jour, analyser la jurisprudence, faire valoir mes arguments et faire preuve de rigueur.»

L’Association québécoise des avocats et avocates de la défense, qu’il contribue à créer dans les années 1990, réunit les forces de tous les avocats criminalistes en une voix unique. «L’Association a notamment  facilité le travail des avocats autant dans les grands centres qu’en région, par exemple en ajoutant des parloirs dans les palais de justice. Nous avons également été invités sur des tables de concertation pour discuter de projets avec les ministères de la Justice et de la Sécurité publique.»

En 2004, il devient le premier diplômé de l’UQAM à être nommé bâtonnier du Québec. Il se bat pour développer un réseau de formateurs et rendre la formation continue obligatoire pour tous les avocats. «Depuis ce temps, tous les avocats doivent suivre un minimum de 15 heures de formation par année afin de renouveler leur pratique et de mettre leurs connaissances et compétences à jour, souligne-t-il. Les avocats de la défense ont maintenant droit à des formations construites sur mesure pour eux et données par des criminalistes.»

En 2006, il reçoit le Prix Reconnaissance UQAM de la Faculté de science politique et de droit.

Sa nomination comme juge en 2011 lui donne l’occasion d’expérimenter une autre facette de la justice. «Ce sont deux métiers à la fois valorisants pour l’individu et extrêmement utiles à la société. Ce sont deux métiers qui traversent le temps, qui ne vieillissent pas. Par exemple, j’utilise dans mes décisions courantes des décisions qui ont été prises il y a 15 ou 20 ans.»

Pour le juge, l’UQAM traduit bien ces valeurs de continuité et de changement. «Mes garçons ont 12 et 14 ans, et dans ma tête, c’est clair qu’ils vont étudier à l’UQAM !»

 

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